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Prodigy

L'histoire de The Prodigy commence avec "What Evil Lurks", un maxi dont les 4 titres ont été extraits de la première bande démo du jeune Liam Howlett. L'accueil de ce maxi par la scène rave, alors très importante, est excellent. Aujourd'hui encore, ce maxi est considéré comme un des titres phare du hardcore tout en étant aussi un des vinyles les plus recherchés de tous les temps. C'est grâce au succès underground de ce maxi que The Prodigy donnent toute une série de concerts en Grande-Bretagne ainsi que leurs premiers concerts à l'étranger. L'Italie les acclame. Elle voit en eux une sorte de royauté pop et ils y sont pris d'assaut par des ravers en extase.
Le 12 août 1991, The Prodigy sortent leur second single, le légendaire "Charly". Le titre est très attendu, tout le monde en parle depuis des mois. Qu'il se place alors en 1ère place du Top Dance National et à la 3è du Gallop Top 40 ne fait donc que valider la justesse de la rumeur. "Charly" aura deux conséquences majeures : la commercialisation d'un nombre impressionant de copies "librement inspirées" et le fameux débat "Le mouvement rave est-il mort ?". Au sein toute cette agitation, on comprend qu'il ait été facile de passer à côté du fait que "Charly" fut un des plus grands succès dance de l'époque et de loin le meilleur devant tous les titres qui l'ont suivi à ce moment-là. Liam Howlett, 22 ans, est la force musicale derrière le son de Prodigy. En concert, il est accompagné des trois autres membres du groupe, Maxim Reality, Leeroy Thornhill et Keith Flint. Liam avait été DJ du groupe de rap londonien Cut To Kill, mais l'attitude agressive de la scène rap le déçut après qu'il eut goûté à"l'Amour, la Paix et le Bonheur" qui prédominaient dans la scène rave.
Liam est aussi pianiste, de formation classique, dont l'ambition était de "trouver un contrat d'enregistrement et sortir quelques titres". Il y parvint fort rapidement et maintenant Liam se soucie surtout de conserver à The Prodigy son status de meilleur groupe hardcore underground avec ce son unique mêlant rythmes hip-hop à la manic house music et, plus encore, Liam s'est fixé un but principal : ne pas décevoir les attentes de son public. Le single suivant sort le 30 décembre 1991. Bien que "Everybody In The Place" figurait déjà sur le maxi "What Evil Lurks", ce titre ne dépare pas "Charly" et atteint la seconde place des charts. Seule la lamentable réédition de Bohemian Rhapsody l'empêche d'atteindre la première place. En septembre de l'année suivante, "Fure" est le troisième tube de Prodigy. Les pierres sont posées. Un album peut maintenant sortir.
Avant la sortie de l'album "The Prodigy Experience", aucun album de la scène dance hard n'avait eu de vrai succès. Le premier album de Prodigy remet cet état de fait en question. Le groupe est fermement décidé à ce que ses fans en aient pour leur argent et le mélange de nouveaux titres et de remix non disponibles de leurs singles qui constituent cet album est nettement apprécié par ses milliers d'acheteurs. "The Prodigy Experience" entre dans les charts en onzième position, devient rapidement disque d'or et reste au Top 40 pendant 25 semaines. "Out Of Space" est à la hauteur de l'album, entre dans le Top 15, tout comme le dernier single de la première époque de Prodigy, "Wind It Up". Malgré l'impressionant succès du son rave dérivé du breakbeat de Prodigy, Liam ressent le besoin de développer son propre style musical. Les tournées lui ont fait découvrir l'Australie, l'Allemagne, la Hollande, l'Italie et les Etats-Unis. Son talent l'a amené à remixer des titres de Jesus Jones, Front 242 et Art Of Noise. Et surtout, il une furieuse envie de traduire toutes ces nouvelles expériences dans ses compositions à venir. Ecoutons-le "J'ai compris que le groupe devait progresser, évoluer, qu'il fallait que je me recentre autour de la musique pour pouvoir aller de l'avant".
Avec la sortie de "One Love" en octobre 1993, on ne peut que se rendre à l'évidence : Liam a bel et bien suivi ses intentions. One Love a un côté techno plus accentué que ce qu'avait fait Prodigy par le passé, mais les fans du groupe ne se sentent pas désorienter pour autant et le titre se retrouve n°8. L'ascension du single a sans nul doute été aidée par le clip le plus ambitieux du groupe jusque-là. La réalisation de ce clip s'est faite entièrement sur ordinateur grâce à une technologie américaine de pointe. Six longues semaines de travail pour un résultat largement à la hauteur des attentes de tous. "One Love" a sans nul doute permis au groupe d'aller encore plus loin. "No Good (Start The Dance)" sort le 16 mai 1994 et devient un des plus gros succès de The Prodigy à ce jour. Le single est peut-être un des plus accessibles que le groupe ait fait jusque-là et il atteint la 4è place des charts, dont 7 semaines passées dans le Top 10. On n'aurait pu rêver meilleure introduction pour le deuxième album du groupe.
En juillet 1994, "Music For The Jilted Generation" est commercialisé. Son succès sera à la fois critique et commercial. L'album s'installe en 1ère place des charts et les magazines indé l'acclament sans retenue. Le NME voit Liam comme "un mélange de Robocop et d'un Beethoven des temps modernes". Select dit de "Music For The Jilted Generation" qu'il s'agit "du meilleur disque de pop électronique que vous pourrez entendre cette année" et Melody Maker qualifie l'album de "sacrément essentiel". Le public aquiesce. "Music For The Jilted Generation" est disque d'or quinze jours après sa sortie et ses ventes dépassent aujourd'hui le million d'exemplaires dans le monde. Il est récompensé par toute une série de prix : le groupe est nominé pour le Mercury Music Prize, gagne le prix du Meilleur Groupe Dance de MTV, le prix du Meilleur Album Dance aux Independant Dance Awards et a été nominé comme Meilleur Groupe Dance à la fois par les Brits et The Brats alternatifs du NME.
Depuis le début de sa carrière, le groupe a été en tournée quasiment en permanence. 1994 et 1995 n'ont pas failli à cette tradition : The Prodigy a tourné dans le monde entier ce qui a fait d'eux un groupe phare dans le circuit international des festivals. Le changement radical de la coiffure de Keith avec ses cheveux rouge-feu lui ont valu la Une du NME comme de nombreux autres journaux dans le monde entier et le groupe stupéfie le public de l'Islande au Japon. En 1995, Poison devient le 9è single consécutif de Prodigy à enter dans le Top 15. "Electronic Punks les fait entrer dans les charts vidéo ainsi que dans les charts musicaux et ils sont acclamés comme meilleur groupe au Glastonbury festival, confirmant ainsi la métamorphose de ce groupe apprécié à ses débuts par le public rave, puis maintenant considéré comme un des groupes de scène les plus palpitants et les plus aventureux au monde. Et ce qu'apporteront les nouveaux titres de Liam - dont on aura un avant-goût en mars avec le single "Firestarter" - seul le futur nous le dira...



L'histoire de The Prodigy commence avec "What Evil Lurks", un maxi dont les 4 titres ont été extraits de la première bande démo du jeune Liam Howlett. L'accueil de ce maxi par la scène rave, alors très importante, est excellent. Aujourd'hui encore, ce maxi est considéré comme un des titres phare du hardcore tout en étant aussi un des vinyles les plus recherchés de tous les temps. C'est grâce au succès underground de ce maxi que The Prodigy donnent toute une série de concerts en Grande-Bretagne ainsi que leurs premiers concerts à l'étranger. L'Italie les acclame. Elle voit en eux une sorte de royauté pop et ils y sont pris d'assaut par des ravers en extase. Le 12 août 1991, The Prodigy sortent leur second single, le légendaire "Charly". Le titre est très attendu, tout le monde en parle depuis des mois. Qu'il se place alors en 1ère place du Top Dance National et à la 3è du Gallop Top 40 ne fait donc que valider la justesse de la rumeur. "Charly" aura deux conséquences majeures : la commercialisation d'un nombre impressionant de copies "librement inspirées" et le fameux débat "Le mouvement rave est-il mort ?". Au sein toute cette agitation, on comprend qu'il ait été facile de passer à côté du fait que "Charly" fut un des plus grands succès dance de l'époque et de loin le meilleur devant tous les titres qui l'ont suivi à ce moment-là. Liam Howlett, 22 ans, est la force musicale derrière le son de Prodigy. En concert, il est accompagné des trois autres membres du groupe, Maxim Reality, Leeroy Thornhill et Keith Flint. Liam avait été DJ du groupe de rap londonien Cut To Kill, mais l'attitude agressive de la scène rap le déçut après qu'il eut goûté à"l'Amour, la Paix et le Bonheur" qui prédominaient dans la scène rave. Liam est aussi pianiste, de formation classique, dont l'ambition était de "trouver un contrat d'enregistrement et sortir quelques titres". Il y parvint fort rapidement et maintenant Liam se soucie surtout de conserver à The Prodigy son status de meilleur groupe hardcore underground avec ce son unique mêlant rythmes hip-hop à la manic house music et, plus encore, Liam s'est fixé un but principal : ne pas décevoir les attentes de son public. Le single suivant sort le 30 décembre 1991. Bien que "Everybody In The Place" figurait déjà sur le maxi "What Evil Lurks", ce titre ne dépare pas "Charly" et atteint la seconde place des charts. Seule la lamentable réédition de Bohemian Rhapsody l'empêche d'atteindre la première place. En septembre de l'année suivante, "Fure" est le troisième tube de Prodigy. Les pierres sont posées. Un album peut maintenant sortir. Avant la sortie de l'album "The Prodigy Experience", aucun album de la scène dance hard n'avait eu de vrai succès. Le premier album de Prodigy remet cet état de fait en question. Le groupe est fermement décidé à ce que ses fans en aient pour leur argent et le mélange de nouveaux titres et de remix non disponibles de leurs singles qui constituent cet album est nettement apprécié par ses milliers d'acheteurs. "The Prodigy Experience" entre dans les charts en onzième position, devient rapidement disque d'or et reste au Top 40 pendant 25 semaines. "Out Of Space" est à la hauteur de l'album, entre dans le Top 15, tout comme le dernier single de la première époque de Prodigy, "Wind It Up". Malgré l'impressionant succès du son rave dérivé du breakbeat de Prodigy, Liam ressent le besoin de développer son propre style musical. Les tournées lui ont fait découvrir l'Australie, l'Allemagne, la Hollande, l'Italie et les Etats-Unis. Son talent l'a amené à remixer des titres de Jesus Jones, Front 242 et Art Of Noise. Et surtout, il une furieuse envie de traduire toutes ces nouvelles expériences dans ses compositions à venir. Ecoutons-le "J'ai compris que le groupe devait progresser, évoluer, qu'il fallait que je me recentre autour de la musique pour pouvoir aller de l'avant". Avec la sortie de "One Love" en octobre 1993, on ne peut que se rendre à l'évidence : Liam a bel et bien suivi ses intentions. One Love a un côté techno plus accentué que ce qu'avait fait Prodigy par le passé, mais les fans du groupe ne se sentent pas désorienter pour autant et le titre se retrouve n°8. L'ascension du single a sans nul doute été aidée par le clip le plus ambitieux du groupe jusque-là. La réalisation de ce clip s'est faite entièrement sur ordinateur grâce à une technologie américaine de pointe. Six longues semaines de travail pour un résultat largement à la hauteur des attentes de tous. "One Love" a sans nul doute permis au groupe d'aller encore plus loin. "No Good (Start The Dance)" sort le 16 mai 1994 et devient un des plus gros succès de The Prodigy à ce jour. Le single est peut-être un des plus accessibles que le groupe ait fait jusque-là et il atteint la 4è place des charts, dont 7 semaines passées dans le Top 10. On n'aurait pu rêver meilleure introduction pour le deuxième album du groupe. En juillet 1994, "Music For The Jilted Generation" est commercialisé. Son succès sera à la fois critique et commercial. L'album s'installe en 1ère place des charts et les magazines indé l'acclament sans retenue. Le NME voit Liam comme "un mélange de Robocop et d'un Beethoven des temps modernes". Select dit de "Music For The Jilted Generation" qu'il s'agit "du meilleur disque de pop électronique que vous pourrez entendre cette année" et Melody Maker qualifie l'album de "sacrément essentiel". Le public aquiesce. "Music For The Jilted Generation" est disque d'or quinze jours après sa sortie et ses ventes dépassent aujourd'hui le million d'exemplaires dans le monde. Il est récompensé par toute une série de prix : le groupe est nominé pour le Mercury Music Prize, gagne le prix du Meilleur Groupe Dance de MTV, le prix du Meilleur Album Dance aux Independant Dance Awards et a été nominé comme Meilleur Groupe Dance à la fois par les Brits et The Brats alternatifs du NME. Depuis le début de sa carrière, le groupe a été en tournée quasiment en permanence. 1994 et 1995 n'ont pas failli à cette tradition : The Prodigy a tourné dans le monde entier ce qui a fait d'eux un groupe phare dans le circuit international des festivals. Le changement radical de la coiffure de Keith avec ses cheveux rouge-feu lui ont valu la Une du NME comme de nombreux autres journaux dans le monde entier et le groupe stupéfie le public de l'Islande au Japon. En 1995, Poison devient le 9è single consécutif de Prodigy à enter dans le Top 15. "Electronic Punks les fait entrer dans les charts vidéo ainsi que dans les charts musicaux et ils sont acclamés comme meilleur groupe au Glastonbury festival, confirmant ainsi la métamorphose de ce groupe apprécié à ses débuts par le public rave, puis maintenant considéré comme un des groupes de scène les plus palpitants et les plus aventureux au monde. Et ce qu'apporteront les nouveaux titres de Liam - dont on aura un avant-goût en mars avec le single "Firestarter" - seul le futur nous le dira...